Le jeudi 9 mars de 8h à 10h, Amphithèatre Turgot, La Sorbonne

En présence de :

Richard Ferrand, Secrétaire Général du mouvement En Marche !

Sophia Chikirou, Directrice de communication de la campagne La France Insoumise

Grégoire Kopp, Directeur de la communication d’Uber France

Nicolas Framont, Sociologue et auteur du livre “les Candidats du système”

• La modération du débat sera assurée par Denis Pingaud, Directeur Général de BALISES et conseiller en stratégie d’opinion et de communication.

 


C’est devenu le fil rouge de la campagne présidentielle. Dénoncer le « système », taper sur les « élites » et contester le rôle les institutions en place, sont les nouveaux crédos des candidats à la présidentielle. Y adhérer pour être « in » tout en se proclamant « out », tel est la martingale que se disputent aujourd’hui la quasi totalité des présidentiables. Mais cette religion populaire ne date pas d’hier. Prendre en grippe le système établi et crier haro sur les élites est à la mode depuis longtemps en politique, tous bords confondus. Déjà Ronald Reagan affichait cette posture “d’anti” lors de sa campagne de réélection en 1984. Les “outsiders” revendiqués se sont ensuite succédés ; Bill Clinton, George W. Bush, Barack Obama et le dernier en date, cador dans ce domaine, Donald Trump. Il semble alors que cette position à contre-courant se soit exportée outre-atlantique afin de s’imposer petit à petit au sein de l’Europe. Tout d’abord à travers des mouvements contestataires comme Podémos en Espagne ou Syriza en Grèce puis, au sein de la société française à la fois dans la classe politique et économique.

Ainsi, d’une élection de 2012 marquée par le changement, les citoyens sont désormais auditeurs d’une litanie contre un prétendu système responsable de tous les maux.
C’est donc un microcosme politique dont le curriculum vitae est pourtant bien ancré dans le système qui veut casser les codes et se revendique révolutionnaire. Marine Le Pen est issue d’une dynastie politique, Jean-Luc Mélenchon a fait ses armes au parti socialiste pendant 30 ans et Emmanuel Macron a siégé au sein de l’Élysée puis de Bercy… De purs produits made in système en rébellion contre leur créateur. Ce crédo, pensé comme lucratif dans les urnes, attise les convoitises. Même François Fillon, jusqu’alors pur candidat de l’establishement, surfe sur la vague populiste de « l’anti ». C’est dire.
Et comme si cela ne suffisait pas, en plus d’être le nouveau terrain de chasse des politiques, ce sont les entreprises qui s’y mettent, en plaçant cette rhétorique comme point central de leur communication. À leur tour, ils affirment leur volonté de rupture, de scandale et de renouveau face à un système qui serait tellement obsolète qu’en plus de ne plus être capable de satisfaire les électeurs, il ne répondrait plus non plus aux besoins des consommateurs. C’est le cas de l’entreprise Uber, qui a réussi à imposer un nouveau type de pouvoir face à la suprématie des G7, à l’aide d’un populisme 2.0.

Car au-delà du contexte politique et économique actuel, ce discours fait aussi et surtout écho à « l’état d’esprit des Français ». En effet, le baromètre de la confiance politique en France par le Cévipof du 17 janvier 2017 en témoigne : 35% des Français sont méfiants vis-à-vis de la politique et de ses élus. Mieux vaut donc se mettre au diapason des potentiels électeurs.

Ainsi, compte tenu de l’engouement autour de ce discours contestataire que semble clamer à l’unisson l’ensemble des parties prenantes de la société, il est donc légitime de se demander ce que cachent ces rhétoriques ? Quels positionnements communicationnel à adopter afin de capitaliser sur ce désir d’insurrection ? Comment transformer cette défiance en confiance dans les urnes ? Comment transposer cette attente “hors système’ dans le marché ?  Ces positions sont-elles viables à long terme ? La communication et les stratégies nécessaires à la rhétorique antisystème sont-elles semblables et/ou transposables de la politique à l’entreprise et inversement ?

Et qui d’autre pour répondre à ces questions que les protagonistes eux-mêmes. C’est le jeudi 9 mars, de 8h à 10h au sein de l’amphithéâtre “Turgot” de la Sorbonne que l’association Sorbonne Communication vous proposera de trouver les réponses à ces questions avec un Petit Déjeuner-Débat sur l’efficacité du discours anti-système en communication politique et corporate. En présence de Richard Ferrand, Secrétaire Général du mouvement En Marche !, Sophia Chikirou, directrice de la communication
de la campagne de Jean-Luc Mélenchon, Grégoire Kopp, directeur de la communication d’Uber France et enfin, Nicolas Framont, sociologue-chercheur et auteur du livre « Les Candidats du système », tous les points de vues et positions seront abordés. Ces spécialistes de l’antisystème, de gauche comme de droite, s’exprimeront et débattrons sous le regard attentif de Denis Pingaud, Président de Balises et conseiller en stratégies d'opinion et de communication.

Accès : 17 rue de la Sorbonne.
Inscription gratuite et obligatoire : https://www.eventbrite.fr/e/billets-conference-mort-au-systeme-la-communication-anti-systeme-en-politique-32385872015