Par Bruno Roger-Petit, sur challenges.fr

 

 

"Au lieu de m'engueuler à moi, allez l'engueuler aussi hein !" Un ancien Premier ministre et candidat à la présidence de la République ne devrait pas dire ça. Pas comme ça. Pas ici. Pas maintenant. Et pourtant, ce mercredi soir, de passage à Audincourt, Manuel Valls l’a dit. Parce qu’il n’avait plus le choix. Parce qu’il était piégé. Parce qu’une militante était venue lui dire sa vérité. La vérité?

Une image suffit à dire ce que sera une campagne. Et Manuel Valls n’a pas eu de chance qui, d’entrée de jeu, est tombée sur une militante authentiquement socialiste lors de son premier meeting à Audincourt. On connaît la séquence, que l’on a déjà vue cent fois. Le responsable politique débarque quelque part, pour une visite ou une réunion publique. Escorté d’une foule de caméras et micros, rien de ce qui risque de lui arriver n’échappera à la sphère publique. D’un coup, surgit sans prévenir le punctum à la Barthes qui va perturber la séquence que le politique entendait raconter. Cela devait arriver, tôt ou tard à Manuel Valls, qui n'est plus protégé des vraies gens par les cerbères de la police depuis qu'il a quitté Matignon.

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